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Prison dorée de souvenirs

Publié le par Catangèle-C

Y’a dans le silence, un arôme inconnu. L’effigie d’une absence, un refrain continu qui, du souffle s’éprend et retient les secondes. Un berceau où le temps compose et met au monde la douleur, son essence, une épreuve ambigüe ; tel un Nous qui relance en rythmant l’absolu. L’écueil d’un sentiment qui me toise, me sonde et me dit ressassant que l’infini féconde. Le manque y fait sa place en bravant l’écriture. Allant très efficace au regard des césures, le poème est meurtri par des mots, des raisons qui n’ont pas lieu de vie ailleurs qu’en l’abstention. Mais il faut de l’audace à ce vide qui dure. Il lui faut de la grâce, un accord, la mesure. Or le vide est soumis à un mal plus profond qu’un âmour endurci par Hier, l’abandon.

Prison dorée de souvenirs

lY’a dans le silence, des journées abattues. De l’abri, l’appétence et des mots retenus. Le souvenir s’étend alors et vagabonde. Errance d’un brûlant qui abime et inonde. La larme avec aisance énonce dépourvus, puis soupire et devance un Demain révolu. Consentir est mourant quand l’affection abonde ; N’est plus évanescent qu’un sentiment qui gronde. Tu sais, l’âme est tenace où survit la blessure. Elle essuie en surface et fait bonne figure. Pas un jour n’a de vie sans braver des questions, sans chercher un oubli tant nourri de passion. Pas un jour qui ne passe …. Sans ta peau, sans futur, sans un tout qui s’amasse en l’adieu seul augure. Le poème est meurtri par des mots, ces raisons qui n’auraient droit de vie qu’en un Nous qui dit On.

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